Est-ce qu’un coaching va m’aider ?
Oui ou non, ça dépend de vous.
Dans un coaching ou dans une analyse cela dépend toujours de vous. De l’attention que vous y porterez, de l’importance que vous lui donnerez. La chose la plus importante est que la démarche vienne de vous. J’entends par là que vous soyez actif dans la décision de prendre un rendez-vous. Que cela vous soit vivement conseillé ou non, finalement, n’importera que votre envie de vous y rendre.
Peu importe le praticien que vous allez voir, il ne pourra rien pour vous si vous ne le voulez pas. Il y a plein de raisons qui peuvent influencer l’importance que vous donnerez à une aide qui vient de l’extérieur :
L’envie réelle que la situation change, L’acceptation d’une aide extérieure, l’envie de régler cette chose seul, le besoin de « trouver » par soi-même, …
C’est surtout une question de confiance
Il est primordial pour vous d’aller voir une personne que vous « sentez », à qui vous allez faire confiance pour ce travail. Si ce n’est pas le cas, si vous sentez que vous ne pourrez pas quitter une attitude défensive facilement, il est peut-être plus judicieux de changer d’approche ou de praticien.
Si vous prenez rendez-vous chez un praticien, que vous demandez de l’aide à l’extérieur (et bravo, c’est déjà une belle étape de franchie !), gardez en mémoire que plus vous serez présent, et plus se sera efficace. Vous perdrez une grande partie de votre énergie si vous restez sur la défensive. Cette énergie qui sera alors utilisée pour ne « pas bouger » ne sera pas disponible pour comprendre, changer, évoluer.
Comment reconnaître une attitude défensive ?
Très souvent les mécanismes qui se mettent le plus facilement en place sont observables par vous-même ou vos proches.
- Une tendance à vous arrêter sur chaque mot, chaque idée, chaque question proposée par le praticien ?
- Une tendance à couper la parole avant que la personne ait finie de parler ?
- Un besoin de repréciser régulièrement ce que vous venez de dire ?
- Un dialogue intérieur permanant jugeant l’utilité, l’efficacité, … durant les échanges ?
- Une tendance à répondre « à côté » ou à partir sur d’autres idées en vous éloignant du sujet de départ ?
- Une tendance à parler des autres alors qu’une question vous est posée à vous ?
Si vous vous reconnaissez dans ces exemples ou si votre entourage vous y reconnait, alors vous adoptez peut-être une attitude défensive sans en avoir conscience.
Et dans une période où notre vie change ou a besoin de changer c’est une tendance plutôt courante.
Toute cette énergie qui alimente alors ces structures défensives ne sera alors plus disponible pour autre chose. Elle ne sera pas disponible pour écouter, entendre, comprendre, changer, vous dépasser, …
Dans le choix que vous ferez pour trouver de l’aider à l’extérieure il est primordial de sentir une approche qui vous convient. Un cadre qui vous semble intéressant. Ça peut être quelque chose de nouveau qui vous questionne ou vous interpelle. Ça peut être également une personne dont les mots, les livres vous touchent particulièrement. Ou encore simplement quelque chose qui vous a été recommandé et pour lequel vous sentez un enthousiasme.
Il est fréquent de ressentir un certain mouvement de recul pour des choses qui nous feront beaucoup grandir. Comment différencier ces deux choses ?
Un manque de confiance, ou quelque chose qu’on « ne sent pas » est souvent quelque chose qui vient de l’intérieur. Dans le ressenti, ça peut se traduire au niveau du ventre. Comme avoir le ventre noué. C’est souvent notre intérieur qui nous dit qu’il ne veut pas être « approché », « touché » de cette manière ou par cette personne. Ceci pour mille raisons différentes, qui ne remettent pas du tout en question le thérapeute, l’approche ou votre envie d’avancer. Très souvent d’ailleurs on peut ne pas savoir pourquoi, ni trop l’expliquer. Ce n’est pas toujours nécessaire, c’est tout simplement qu’à ce moment ces énergies sont trop différentes pour communiquer avec nous de manière « intime » et constructive.
Quelque chose qui nous sort de notre zone de confort et nous fait grandir par la suite se traduit plus souvent par une opposition. Quelque chose d’extérieur auquel on fait front. Et en même temps qui nous attire un peu, pique notre curiosité et des fois peut nous faire un peu peur et nous donner un sentiment de vertige. Souvent on a beaucoup de bonnes raisons à donner à notre entourage. Parce qu’on « sait » que ça n’ira pas, ou que cette personne ne peut rien pour nous. C’est souvent dans les certitudes les plus féroces qu’on y trouve les changements les plus surprenants.
